Écailles Catalanes

Barcelone Février 2010

En sortant de la fondation Miró, sur les hauteurs de Barcelone, il faisait beau. July et moi décidâmes de redescendre à pied, en traversant les jardins et les parcs nombreux dans ce quartier olympique. Le lieu était calme. L’air était doux. Et cette promenade prolongeait, à sa manière, l’état intérieur dans lequel les œuvres de Miró m’avaient laissé.

Puis, au détour d’un chemin, un arbre attira mon attention.

Ou peut-être devrais-je dire : il m’appela. Son écorce était impressionnante. De grosses écailles aux teintes ocres, presque animales, semblaient habiller son tronc comme une peau vivante. La lumière était parfaite. Et il n’y avait pas âme qui vive dans le parc. Alors j’attrapai le Snapshot de July et je commençai à tourner autour de l’arbre.

Je l’observais. Je le détaillais. Je le caressais du regard. Sans doute encore sous le charme des œuvres de Miró, de ce lieu paisible, et de cet instant partagé avec ma chérie, je me laissai gagner par l’inspiration. L’arbre s’exhibait presque effrontément. Il m’offrait son intimité. Et moi, je prenais le temps de la recevoir.

De cette communion est née Écailles catalanes.
Dix photographies qui vous invitent à un voyage de l’esprit, dans un imaginaire écorché, minéral, organique, presque vivant.

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